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28 Juin 2015

Qui peut faire tomber le dernier bastion du « Big Four » ?

Wimbledon est la seule levée du Grand Chelem qui n’a jamais échappé au « Big Four » en 10 ans. Voici les noms de ceux qui peuvent espérer mettre fin à l’hégémonie de Federer, Nadal, Djokovic ou Murray.

C’est le dernier bastion d’une génération de joueurs exceptionnels. Depuis 2002 et le sacre de Leyton Hewitt face à David Nalbandian, aucune édition de Wimbledon n’a échappé au « Big Four ».

Article publié par Eurosport.

« Big Four », surnom donné au quatuor Federer-Nadal-Djokovic-Murray. Sept victoires pour le Suisse, deux pour l’Espagnol et le Serbe, une pour l’Ecossais… et zéro pour la concurrence.

Le Grand Chelem londonien est le dernier à résister aux envahisseurs emmenés par Stanislas Wawrinka et Marin Cilic. En 2015 encore, on voit difficilement comment il pourrait échapper à l’un de ces quatre hommes.

Hormis Djokovic qui a choisi le repos complet après sa défaite éprouvante à Roland-Garros, Federer, Nadal et Murray ont tous trois remporté un tournoi sur herbe au cours des dernières semaines.

Ils s’avanceront une nouvelle fois comme les principaux candidats à la victoire finale. Quant au numéro 1 mondial, il reste un ogre et un champion immense qui n’a perdu que trois rencontres depuis le début de la saison 2015. Derrière eux, ils sont quelques-uns à espérer prendre la place. De Stanislas Wawrinka à Nick Kyrgios, voici ceux qui ont une chance (même infime) de gravir la montagne.

Si l’hégémonie du « Big Four » a été mise à mal, c’est en grande partie grâce au Suisse Wawrinka. Il a ouvert la voie en remportant l’Open d’Australie en 2014 et complète le top 4 de l’ATP depuis son triomphe à Paris.

En dehors de Federer, Nadal, Djokovic et Murray, il est le seul à avoir inscrit deux fois son nom au palmarès en Grand Chelem lors des 10 dernières années.

Une performance exceptionnelle qui fait de lui le candidat naturel à la fin du leadership des quatre autres. Pourtant, le palmarès de Wawrinka présente un vide important au moment de jouer à Wimbledon : il n’a remporté aucun tournoi sur gazon.

Il n’a pour lui qu’une seule finale dans toute sa carrière sur la surface, perdue face Nicolas Mahut à ‘s-Hertogenbosch, et qu’un quart de finale à Wimbledon joué l’an passé. Cette saison, il a réalisé une sortie au Queen’s, pour une défaite au 2e tour face à Kevin Anderson (7-6, 7-6). Un bilan faible pour prétendre à la victoire finale. Mais c’est oublier que le numéro 4 mondial n’était pas si loin d’une grosse performance l’année passée face à Roger Federer (6-3, 6-7, 6-4, 6-4). Après son triomphe à Roland-Garros, le Vaudois a les cartes en main pour bousculer la hiérarchie… à condition de ne pas retomber dans un relâchement post-victoire majeure, comme il avait vécu l’an passé après l’Australie.

Les outsiders naturels

Tomas Berdych
Toujours placé, jamais gagnant, le Tchèque de 29 ans court toujours après son premier titre en Grand Chelem. Alors quand on pense à un sérieux outsider, on le cite. D’autant plus logiquement que Wimbledon est le Grand Chelem où il a joué sa seule finale majeure en 2010. A quand une victoire d’envergure qui le ferait entrer dans une autre dimension ? Il lui manque plus de succès importants pour y croire davantage. Cette année, il n’a remporté qu’un seul match sur un joueur du Top 10 en 10 tentatives (hors Raonic qui a abandonné face à lui à Monte-Carlo) : Nadal à Melbourne.

Jo-Wilfried Tsonga
Le constat pour le Français est similaire à celui sur Berdych. Deux fois demi-finaliste, il n’a jamais passé ce stade à Wimbledon. Mais il a pour lui d’être désormais le Français de l’ère Open le plus souvent dans le dernier carré d’un tournoi majeur. Une expérience non négligeable. Diminué après Roland-Garros et sa confrontation contre Wawrinka, il plongera un peu dans l’inconnu, sans aucun match sur gazon avant la quinzaine. Même s’il a annoncé qu’il était en train de bien se remettre, il aura quelques rencontres pour vite reprendre ses repères avant de croiser la première tête de série, qui pourrait bien être Ivo Karlovic au 3e tour.

Kei Nishikori
Il est numéro 5 mondial et son rang à l’ATP lui permet de figurer dans cette liste. Mais le Japonais ne fait pas partie des joueurs les plus à l’aise sur le gazon. C’est d’ailleurs la seule levée du Grand Chelem où il n’a jamais atteint les quarts. Il a tout de même joué une demi-finale à Halle, qu’il a quittée blessé.

Les gros serveurs

Milos Raonic
Wimbledon est la terre de son plus bel exploit avec sa demi-finale en 2014. Sorti par le maître des lieux, Roger Federer, le Canadien a enfin repris après une absence du circuit qui l’a privé de Roland-Garros. De plus en plus régulier en Grand Chelem, Raonic devrait trouver sur le gazon londonien un lieu propice à son jeu pour une explosion. Même si sa forme actuelle reste à prouver.

Marin Cilic
Lui aussi a ouvert une brèche. Sa victoire à l’US Open en 2014 avait tout d’un « one-shot ». Un joueur qui pratique son meilleur tennis au cours d’une quinzaine de rêve. Si un deuxième exploit parait difficilement envisageable, le Croate a montré qu’il savait désormais gagner en Grand Chelem.

Kevin Anderson
Le Sud-Africain n’est pas vraiment un des cadors du circuit. Mais sur herbe, son service peut faire très mal. Gilles Simon, sorti en demi-finale du Queen’s sous ses coups de boutoir (34 aces), tout comme Stan Wawrinka peuvent en témoigner. Face à un tel serveur dans une forme optimale, tout le monde est vulnérable même si la décision se fait généralement au jeu décisif. Reste à le voir produire un tel niveau de jeu sur quinze jours.

John Isner
L’un des plus gros serveurs actuel n’a jamais vraiment explosé à Wimbledon. Troisième tour au mieux, c’est très peu pour un joueur de son calibre. Son exploit le plus retentissant là-bas reste le match en 11 heures face à Nicolas Mahut en 2010.

Les jokers

Grigor Dimitrov
A 24 ans, Grigor Dimitrov n’a plus vraiment le costume d’un espoir du tennis. Après une année 2014 à la hauteur de ses ambitions, conclue sur trois titres, le numéro 11 mondial vit une saison compliquée. Aucun titre, aucune finale et une élimination dès le premier tour à Roland-Garros face à Jack Sock qui fait tâche. Mais le mettre dans cette sélection est tout sauf illogique. Le meilleur coup de sa carrière, il l’a réalisé sur le gazon de Wimbledon l’an passé. Le Bulgare est à l’aise sur la surface et cette édition 2015 pourrait lui permettre de se relancer.

Nick Kyrgios
A peine éliminé de Roland-Garros, Nick Kyrgios avait affiché son ambition avec une simplicité désarmante : « Je pense que Wimbledon est ma meilleure chance de remporter un Grand Chelem. » Ll’Australien a montré qu’il était fait de l’étoffe des plus grands il y a un peu moins d’un an. Le 1er juillet 2014, Kyrgios, alors 144e mondial, avait sorti Rafael Nadal en 8e de finale. Son jeu offensif et spectaculaire doit lui permettre d’espérer remporter, un jour, le tournoi londonien.

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